Le programme sur le genre

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Historique

En 2010, l’AWEPA s’est attachée, comme les années précédentes, à aborder la question de l’égalité des genres dans les parlements et a encouragé la participation des femmes à l’amélioration de leur statut. Dans cette optique:
• elle a organisé des groupes de travail et d’autres activités sur le renforcement du pouvoir des femmes parlementaires et sur l’intégration transversale de la question du genre;
• elle a soutenu la participation active des caucus des femmes aux activités du renforcement du pouvoir des femmes aux niveaux national et régional;
• elle a veillé à l’équilibre femme-homme dans la composition des delegations présentes aux activités de l’AWEPA.
 

Associations de femmes

En 2010, l’AWEPA a soutenu à divers niveaux les caucus des femmes et les réseaux travaillant sur le genre:
 
• au niveau panafricain: le Caucus des Femmes du Parlement panafricain;
• au niveau régional: le Caucus des femmes de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (EALA), le réseau des femmes parlementaires d’Afrique Centrale (RFPAC) et le Caucus parlementaire régional des femmes de la Communauté de Développement de l’Afrique austral (SADC);
• au niveau national: le Forum des femmes de l’Assemblée législative du Sud-Soudan (ALSS) et l’Association parlementaire des femmes ougandaises (UWOPA).
 
Les divers programmes de l’AWEPA se préoccupent aussi tout particulièrement de l’absence de parité entre hommes et femmes.
 
A la suite de la demande exprimée par ses membres européens et ses partenaires africains en 2009, l’AWEPA a accordé la priorité à la question de la Mutilation Génitale Féminine/Excision (MGF/E) dans le programme sur le genre. En 2010, la campagne pour l’abandon de cette pratique est devenue une partie plus substantielle du programme de l’AWEPA sur l’égalité des genres.
 
Le Caucus des femmes du Parlement panafricain a également réorienté l’essentiel de ses priorités vers l’abandon de la pratique de la MGF/E et a spécifiquement demandé la collaboration de l’AWEPA pour renforcer l’attention parlementaire sur la MGF/E dans tous les pays africains. Il s’agit là de la suite donnée à plusieurs actions menées conjointement par l’AWEPA et le PAP dans le cadre du plan pluriannuel de ce dernier. Un résultat concret des efforts de l’AWEPA pour que soit abandonnée la MGF/E est le vote en mars 2010 d’une loi signée par le Président de la République interdisant la MGF en Ouganda.
 
En plus de l’activité principale soulignée ci-dessous, une lettre d’intention a été signée fin 2010 par le FNUAP, l’UNICEF et l’AWEPA. Ce document engage les trios partenaires à coopérer pour faire appliquer le programme Commun pour l’abandon de la MGF/E. Cette lettre d’intention a déjà eu comme conséquence une cooperation concrète puisqu’en décembre 2010 le gouvernement du Luxembourg a donné son accord pour que l’AWEPA participe et contribue à ce programme commun. Cette coopération débutera en janvier 2011.
 

Exemple d’activité

Séminaire de la Présidence de l’UE intitulé ‘‘Vers une stratégie parlementaire pour les droits des femmes africaines et l’égalité des genres - Unifier les efforts pour mettre fin à la violence contre les femmes en Afrique’’, Sénat belge, Bruxelles, 22 octobre 2010.
 
La manifestation a donné lieu à un débat sur le rôle important que doivent jouer les parlements dans la lutte pour mettre fin à la violence faite aux femmes en Afrique. La première session était consacrée à la manière dont les parlements peuvent encourager l’abandon de la Mutilation Génitale Féminine/Excision (MGF/E) en Afrique et en Europe. Elle a été suivie d’une seconde session au cours de laquelle a été réexaminé le cadre de la Résolution 1325 de l’UNSC sur la violence contre les femmes dans les zones de conflit en Afrique, résolution dont c’était le 10ème anniversaire. Le séminaire a rassemblé les parties prenantes du nord et du sud du continent africain qui ont discuté du cadre institutionnel qui pourrait permettre d’en finir avec la violence faite aux femmes de limiter la prévalence de la MGF/E en Afrique, d’évoquer des politiques en la matière et, enfin, de favoriser le rôle de la société civile dans l’interdiction de la violence contre les femmes et de la pratique de la MGF/E.
 
 
 
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